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Les agriculteurs de Kyatsaba et Mandimba, accompagnés par la LOFEPACO dans le projet FO-RI, notent des avancées significatives dans la fabrication et l’utilisation des bio-pesticides et des biofertilisants dans le cadre des pratiques agroé-cologiques

Au cours des activités tenues à Kyatsaba dans le Territoire de Beni du 19 au 21 décembre 2024, dont la réunion bilan, les agriculteurs encadrés par la LOFEPACO, Lead du projet « Innovation participative des pratiques agroécologiques dans le Nord-Kivu en RDC », FO-RI, du site de Kyatsaba ont noté des avancées significatives dans la fabrication et l’utilisation des biopesticides et des biofertilisants dans le cadre des pratiques agroécologiques; lesquelles pratiques visent à promouvoir une agriculture durable et résiliente. Au cours de la réunion bilan, Muhindo Kisoki Lukando, Chef de Programme au sein de la LOFEPACO et Coordonnateur Technique du projet FO-RI, est tout d’abord revenu sur les différents partenaires de mis en œuvre et financiers du projet « Innovation participative des pratiques agroécologiques dans le Nord-Kivu en RDC », avant de donner la conduite de l’activité. S’en est suivie l’étape de l’évaluation des activités, laquelle étape consistait à faire le point sur les activités déjà réalisées dans le site de Kyatsaba dans le cadre de la recherche action; cette évaluation a été faite ensemble avec les agriculteurs, le chercheur, l’animateur du site Kyatsaba ainsi que le coordonnateur technique du projet FO-RI. Les agriculteurs se sont librement exprimés pour récapituler tout ce qui est déjà fait. En parlant seulement de la mise en place des champs d’expérimentation, les producteurs relèvent: « Nous avions commencé par la préparation du Champ École (CEP). Ce CEP avait été subdivisé en carrés ou mieux en petites parcelles pour l’expérimentation. Et puis nous avions cherché de l’engrais et la semence. Nous sommes passés au semis, le sarclage et nous avions effectué des suivis de ces champs. Après, nous il était question de récolter avec des résultats positifs dans la parcelle sur laquelle étaient appliquées le fumier de chèvre » ont fait savoir les agriculteurs de Kyatsaba. Ces difficultés qui ont empêché le bon déroulement des activités Cependant, les bénéficiaires du projet FO-RI dans le site de Kyatsaba, ont évoqué certaines difficultés qui n’ont pas permis le bon avancement des expériences. Ils ont ensuite émis certaines démarches mises en place pour faire face à ces difficultés afin d’aboutir aux résultats : « Le grand problème est que nous n’avons pas eu trop de crottes pour avoir de l’engrais. Aussi, des oiseaux ont ravagé les champs mais également des chèvres en divagation ont dévasté nos champs. Le changement climatique avec une sècheresse inattendue; voilà les différents problèmes qui nous ont empêchés d’avoir un rendement conforme ». Et pour faire face à ces défis, ces agriculteurs envisagent : « A la saison de mars 2025, nous allons encore réessayer comme il s’agit des pratiques continuelles. Et au cours de cette saison, nous allons tout faire pour utiliser ces crottes et renforcer le système de gardiennage. Et pour faire face à la carence des crottes, nous avons découvert une autre formule qui est en train de nous aider comme bio-fertilisant, bio-traitant et bio-pesticide. Nous sommes en train de prendre des feuilles que nous mélangeons avec la bouse de vaches et cela peut être fabriqué même au champ en plus d’autres produits que nous produisons en liquide. Nous le faisons ainsi car nous avons constaté qu’il y a carence des crottes. Nous sommes en train de prendre des feuilles qui peuvent vite pourrir. Nous prenons d’autres produits que nous enfermons dans un bidon pour une fermentation. Après environ trois ou quatre semaines vous pouvez appliquer ces produits sur les plantes. Il y a d’autres engrais que nous trouvons en mélangeant de l’eau, de la cendre, du savon et autres produits. C’est un engrais qu’on peut même utiliser le lendemain de sa fabrication. On l’utilise avant le semis mais également comme insecticide » ont ainsi partagé leurs expériences. Le chercheur Dalmond Kathuko, du CERAVEG, un centre de recherche appuyant la démarche de la LOFEPACO dans le cadre du FO-RI, se dit satisfait du bon déroulement des activités mais également de l’assiduté manifestée par les agriculteurs. Pour lui, le résultat obtenu et présenté par les agriculteurs est vraiment une satisfaction pour la LOFEPACO et ses partenaires. « Le plus grand résultat qui essaie de nous satisfaire c’est de voir les bénéficiaires s’approprier l’approche; ça c’est ce qui est important. Ils ont compris les défis qui les attendent et donc c’est mieux que nous puissions un peu continuer car il y a encore trop de connaissances paysannes que nous devons murir ensemble, car l’agroécologique dans son application veut que nous puissions mettre en valeur les savoirs locaux. Et quand eux-mêmes ont donné des pistes de solution; pour nous ça c’est vraiment satisfaisant » chute le chercheur Dalmond Kathuko Signalons que des visites des champs expérimentaux en cours dans le site de Kyatsaba ont été au menu mais également l’identification des agriculteurs possédant les marécages où seront installés les champs individuels en contre-saison avant de choisir et visiter les sites où seront installés les nouveaux champs d’expérimentation. Que pouvons-nous retenir du déroulement de la réunion bilan dans le site de Mandimba? Du 27 au 28 Décembre 2024, ce sont les agriculteurs du site de Mandimba qui ont été autour d’une même table pour évaluer les activités. Au cours de cette réunion bilan, les agriculteurs accompagnés par la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo LOFEPACO ont parlé du bon déroulement des activités dès le début du projet jusqu’à ces jours. « Tout d’abord on avait visité quatre agriculteurs au sein de leurs exploitations pour apprécier la trajectoire évolutive de tout un chacun. Après, nous avions tenu une réunion au cours de laquelle nous avions évoqué les différents problèmes que nous traversons ici chez nous. Le jour suivant nous avions listés les problèmes agroécologiques et choisi ceux que nous pouvons traiter sur base de notre connaissance locale. Nous sommes passés ensuite à l’installation des CEP sur base des protocoles de recherche, pour mener des recherches. Nous avons utilisé des fumiers, des urines des lapins pour la fertilisation du sol; des piments et autres produits récoltés ici localement pour lutter contre les insectes qui attaquaient nos cultures. Après toutes ces étapes, nous sommes passés à la récolte. Après analyse

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FO4ACP, ce projet que la LOFEPACO mène en partenariat avec EAFF sous l’appui financier de FIDA, ACP et l’Union Européenne, un projet qui vise à renforcer la résilience des populations de l’Est de la RDC dans la production et la commercialisation de différentes cultures, dont le manioc: ces témoignages des bénéficiaires encadrés par la LOFEPACO

Le Projet d’Appui aux Organisations Paysannes des Pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, FO4ACP, mis en œuvre par la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo (LOFEPACO) en partenariat avec Eastern Africa Farmers Federation (EAFF) dans les Territoires de Beni et Lubero, en Province du Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo, est en bonne voie. Ce projet a permis une nette amélioration dans la commercialisation des produits agricoles, notamment le manioc, à en croire les bénéficiaires de ce projet, encadrés par la LOFEPACO. De la production de manioc Nous sommes à Ighaviro, dans le Groupement Basongora, Secteur de Ruwenzori dans le Territoire de Beni, à la rencontre de Katembo Mutiva Moise, un des bénéficiaires du projet FO4ACP. « Je suis un agriculteur, en même temps commerçant dans la filière manioc. La LOFEPACO, à travers le projet FO4ACP nous a appris comment commercialiser le manioc. C’est depuis environs 15 ans que j’ai commencé mon travail. Et la LOFEPACO est venue pour me renforcer en formation et m’apprendre d’autres techniques et vraiment je trouve des changements positifs. J’ai déjà installé un mini-dépôt au centre de Ighaviro où j’installe les cossttes de manioc après la production pour les vendre en détail et en gros (…) » explique Katembo Mutiva Moise. A lui d’ajouter : « Il y a trop d’avantages dans la culture de manioc. Nous réalisons trop de projets en famille. J’ai déjà acheté trois champs, deux parcelles, trois chèvres et je suis en train de scolariser mes enfants grâce à cette culture de manioc. J’ai déjà finalisé la construction d’une maison en terre battue au niveau de Kasindi-Luviriha grâce à ce projet. Le projet FO4ACP, est pour moi un ouf de soulagement. Que le bailleur continue à nous soutenir pour améliorer d’avantage notre quotidien, vu que le manioc est un aliment de base ici chez nous (…) » chute Katembo Mutiva Moise  Après Ighaviro, nous nous sommes rendus à Kakumbio, une entité se trouvant à environ 1 Km dans la partie Est de l’agglomération de Kyatsaba, dans le Secteur de Beni-Mbau. Rencontrée dans son champ, en pleine activité de sarclage, madame Wakoma Kazimubaya Marie-Sofie nous parle ici des acquis du projet en faveur de sa famille : « Je suis agricultrice et commerçante du manioc. J’ai environ 40 ans d’expérience dans la culture de manioc. J’exploite ½ ha où je produis entre 18, 21 voire 30 sacs des cossettes de manioc surtout quand la saison est bonne. C’est grâce aux enseignements et orientations que nous donne la LOFEPACO à travers le projet FO4ACP que nous parvenons à bien nous assortir du métier d’agriculteur et de commerçant de manioc. Après la production j’apporte une quantité au dépôt pour la vendre et attendre d’autres preneurs chez moi à la maison. Ah ! …, bon, de fois on trouve des preneurs mais leur prix n’est pas encore satisfaisant. Cet argent répond tant soit peu à nos besoins (…) » a-t-elle martelé. Elle ajoute : « A travers cette culture de manioc, j’ai déjà un autre champ d’environs six (6) parcelles qui s’ajoute à ce ½ ha que j’exploitais bien avant. J’ai déjà acheté une moto. J’ai déjà payé des tôles que je compte utiliser pour la construction d’une maison dans les jours à venir, cela après la récolte de mon champ qui va bientôt atteindre la phase de maturité. J’ai quatre enfants qui ont déjà obtenu leurs diplômes d’Etat. J’honorais facilement leurs frais scolaires grâce à la commercialisation du manioc que moi-même j’ai produit. Vraiment je remercie vivement la LOFEPACO et EAFF pour leur intervention car avec le projet FO4ACP nous subvenons à nos besoins (…) » chute madame Wakoma Kazimubaya Marie-Sofie. De la production de manioc à la commercialisation Contactées, certaines productrices et vendeuses des cossettes de manioc parlent d’un changement positif qui s’observe actuellement dans leur quotidien. Pour elles, le taux élevé de production du manioc leur permet d’avoir en permanence des cossettes de manioc dans leurs mini-dépôts déjà installé grâce aux enseignements et orientations réçus de la LOFEPACO. Ces productrices et vendeuses des cossettes de maniocs témoignent de l’efficacité du projet au niveau local et souhaitent que le partenariat avec Eastern Africa Fermers Federation (EAFF) tienne aussi compte des aspects liés à la production. Rencontré dans son mini-dépôt se trouvant au centre agricole et commerciale de Kyatsaba, madame Masika Mukosa Mali parle ici de ses réussites : « Je fais l’agriculture de manioc et je pratique la commercialisation de ce tubercule. J’ai un mini-dépôt où j’installe ma production. Après avoir récolté mon champ, je procède également à prendre les productions des autres agriculteurs pour renforcer mon mini-dépôt. Et c’est ici où je reste en attendant les preneurs qui viennent de différentes contrées voire de consommateurs locaux. Ce travail de commercialiser les cossettes de manioc m’a déjà beaucoup aidé. Grâce à ce commerce, j’ai déjà commencé à acheter le cacao ici à mon mini-dépôt et que je revends aussi à d’autres grands acheteurs de ces produits industriels. Je prends également de haricot et le maïs pour revendre aux autres ; tout cela, c’est grâce à la production et la commercialisation du manioc avec l’accompagnement de la LOFEPACO à travers le FO4ACP (…) », se félicite Masika Mukosamali. Pour sa part, madame Kavira Ferdinand, rencontrée dans sa parcelle toujours à Kyatsaba, où elle a déjà installé son mini-dépôt, explique cet ajout sur sa vie quotidienne acquis grâce à la production et la commercialisation des cossettes de manioc. Elle indique: « C’est un travail qui m’aide beaucoup. Grâce à la production et la commercialisation du manioc, vraiment je suis à mesure de prendre en charge mes enfants, payer leur scolarité, leurs soins et répondre aux différents besoins de ma famille. J’ai suivi des enseignements et orientations des agronomes de la LOFEPACO. J’ai appliqué ces formations et j’ai constaté un taux élevé de la production de manioc. C’est après que j’ai pris la décision d’installer un mini-dépôt ici chez moi. Avant de suivre cette formation de la LOFEPACO je produisais difficilement. Actuellement, le taux de production est revu à la hausse. C’est comme ces cossettes

FO4ACP, ce projet que la LOFEPACO mène en partenariat avec EAFF sous l’appui financier de FIDA, ACP et l’Union Européenne, un projet qui vise à renforcer la résilience des populations de l’Est de la RDC dans la production et la commercialisation de différentes cultures, dont le manioc: ces témoignages des bénéficiaires encadrés par la LOFEPACO Lire la suite »

Menace de la culture de manioc dans le Territoire de Beni : ces conseils de la LOFEPACO aux agriculteurs de ce tubercule

La culture de manioc fait face à plusieurs menaces ces jours dans plusieurs contrées du territoire de Beni, c’est dans la province du Nord-Kivu Kivu, à l’Est de la RD Congo. Cette alerte a été faite par les agriculteurs de ce tubercule qui indiquent que cette menace se présente sous plusieurs façons. Ces agriculteurs font savoir que cette situation influence négativement la production du manioc et craignent déjà une accentuation de l’insécurité alimentaire dans la zone, vu que ce tubercule constitue un aliment de base. C’est surtout dans les zones de Ighaviro et Kyatsaba où on assiste à cette situation qui risque de paupériser les paysans. Selon les agriculteurs, c’est depuis plusieurs saisons culturales que cette maladie a été détectée dans ces contrées. Ils parlent des insectes en couleur blanche qui attaquent cette culture, soit encore les tubercules de manioc qui pourrissent avant la phase de maturité, prenant ainsi la forme d’une bosse dans le sous-sol. Cette situation influence négativement la production se désolent les agriculteurs pratiquant le manioc. « Quand les plantes de manioc atteignent la phase de la récolte du sombé, nous sommes en train de remarquer la présence des insectes qui empêchent la bonne évolution. Le manioc ne produit plus ; il prend la forme d’une boule dans le sol. Quand on l’arrache on constate qu’il n’y a rien » a fait savoir madame Kavira Ferdinand, une agricultrice que nous avons rencontré à Kyatsaba. Katembo Mutiva Moïse, un autre agriculteur du manioc que nous avons rencontré à Ighaviro, parle également de cette maladie qui ravage ces jours la culture de manioc : « De fois, nous sommes en train de trouver des insectes sur la semence de manioc. Et les feuilles de manioc sont en train d’être déformées. C’est une difficulté pour nous, agriculteurs de manioc. Cette situation est en train d’influencer également la qualité de produits à récolter. Vraiment, nous craignons que cela puisse aggraver l’insécurité alimentaire ici chez nous car le manioc est un aliment de base pour nous. Il faut que les agronomes nous aident pour faire face à ces insectes. De notre part, nous ne faisons rien » ; a-t-il dit. Que faire pour essayer de lutter contre cette maladie ? cette réponse de la LOFEPACO Tubercule à la base de la sécurité alimentaire de millions de terriens, le manioc est attaqué par divers pathogènes, qui provoquent d’énormes pertes chez les producteurs, indique Kasereka Muhongya Berekia, agronome superviseur à la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo (LOFEPACO), une organisation qui accompagne les agriculteurs en RDC. « Il y a plusieurs maladies qui affectent la culture de manioc. On cite par exemple la mosaïque, l’anthracnose ; il y a aussi les maladies qui sont causées par les acariens, celles causées aussi par beaucoup de microorganismes dans le sol qui affectent la plante au niveau des racines pour rendre nulle la production » a fait savoir Kasereka Muhongya Berekia, agronome à la LOFEPACO. Pour y faire face, ce spécialiste en agronomie conseille aux agriculteurs/ces: « Pour la mosaïque, qui est une maladie virale, il est recommandé d’utiliser la semence de la nouvelle variété, pour ce qui concerne les maladies qui affectent les racines que les paysans appellent ‘Eshonguha’ en langue locale, les agriculteurs doivent essayer de voir si leurs sols sont encore fertiles. Et pour ce qui est de la mosaïque causée par la mouche blanche, principal agent vecteur, si on a des moyens on peut utiliser des insecticides, donc procéder par la pulvérisation du champ si l’on constate la présence de petits insectes blanc dans le champ » a-t-il chuté. Il faut le dire, le manioc qui est régulièrement attaqué par des maladies ravageuses depuis 2000, est l’un des produits les plus consommés et les plus cultivés en République démocratique du Congo. Au moins huit ménages sur 10 l’utilisent dans l’alimentation quotidienne.

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Kasindi: le Conseil d’Administration de la LOFEPACO évalue les activités écoulées et planifie les activités du prochain exercice

Le Conseil d’Administration élargi de la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo, LOFEPACO, s’est réuni du Mardi 17 au Jeudi 19 Decembre 2024 à Kasindi en Territoire de Beni, sous le guide de Kavira Kapitula Espérance, présidente du Conseil d’Administration de la LOFEPACO. Au cours de ces assises, les dirigeantes de la LOFEPACO ont évalué les différentes activités basées sur la sécurité alimentaire, le transfert des compétences ou le renforcement des capacités de la femme paysanne, la défense des intérêts de la femme paysanne menées au cours de l’année 2024. Après cette évaluation, qui a été jugée satisfaisante, les membres du Conseil d’Administration élargi de la Ligue ont ainsi procédé à la planification de différentes activités qui seront exécutées l’année prochaine. Ayant pris part à cette rencontre, Zawadi Vihumbira Kahindo, Secrétaire Exécutive de la LOFEPACO, a présenté aux membres du C.A élargi le plan d’affaires de la rizerie de Kasindi, un travail qui a été totalement salué par les participantes. Dans son speech, Kavira Kapitula Espérance, a profité de cette occasion pour saluer le travail abattu par l’équipe technique de l’organisation paysanne qu’elle dirige. Elle a ainsi invité l’équipe technique de mettre toute sa force en œuvre pour promouvoir et défendre les intérêts de la femme paysanne à tous les niveaux.

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Réunion de Recherche-Action sur les pratiques agroecologique : la LOFEPACO a réuni les agriculteurs de Ighaviro dans le bassin de production de Kyatenga en Territoire de Beni

La Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo, LOFEPACO, a mis autour d’une même table les agriculteurs de la localité de Ighaviro dans le Groupement de Basongora en Secteur de Ruwenzori dans le Territoire de Beni au Nord-Kivu. Tout s’est déroulé dans la salle de réunion du temple de la Communauté Evangélique au Centre de l’Afrique CECA 20 Ighaviro. Là-bas, les agriculteurs, une vingtaine ont tout d’abord été informés sur l’objectif du projet d’Innovation participative des pratiques agro-écologiques dans le Nord-Kivu, qui prône l’approche Recherche-action entre les agriculteurs, les animateurs et les chercheurs pour mener des actions à partir des préoccupations de la base. KASEREKA MUHONGYA Berekia, agronome superviseur au sein de la LOFEPACO, a montré aux agriculteurs que plusieurs actions, notamment l’animation des réunions ainsi que l’analyse de la situation sur les systèmes culturaux et le système de production dans les exploitations des agriculteurs, sont envisagées dans le but de trouver solution aux différents problèmes liés à ces systèmes et les interactions entre les composantes de ces systèmes afin d’améliorer cette situation par les agriculteurs eux-mêmes avec l’appui des partenaires. Dans son speech, KAVIRA KAPITULA Espérance, Présidente du Conseil d’Administration de la LOFEPACO, a exhorté les participants d’être attentifs et de s’approprier les activités qui seront exécutées dans le cadre de ce projet FORI pour qu’ensemble on trouve solution aux problèmes qui menacent le secteur agricole dans cette partie du Territoire de Beni. « Je vous invite donc à bien saisir cette opportunité pour que nous puissions ensemble trouver des voies qui nous permettront de faire face aux problèmes que nous rencontrons dans l’exercice de notre travail. L’Union Européenne et d’autres partenaires comme AGRICORD, l’ACP et le CSA ont accepté de nous accompagner car ils ont vu que les agriculteurs font face à plusieurs défis. Et comme ils se sont engagés à nous emboiter le pas, nous devons aussi manifester un courage pour qu’ils constatent que réellement c’était notre besoin. Nous comme LOFEPACO, nous allons mettre à votre disposition des agronomes pour qu’ensemble nous puissions relever les problèmes que nous traversons et nous allons voir comment y faire face. Soyons donc prêts à fournir d’effort et à la fin nous espérons que nous aurons trouvé ensemble des solutions sur les problèmes agricoles que nous allons évoquer ici même » ; a dit Espérance KAPITULA, Présidente du Conseil d’Administration de la LOFEPACO. Ces impressions des agriculteurs Très satisfaits, les agriculteurs, participant à ces assises ont vivement remercié la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo (LOFEPACO) pour avoir pensé à leur entité qui fait face à plusieurs défis culturaux. Ils comptent s’approprier le projet, qui selon eux, est une bonne opportunité qui leur permettra de connaitre et d’appliquer les différentes techniques agricoles afin de maximiser la production agricole. « Notre zone est secouée par plusieurs problèmes agricoles. Tout d’abord le striga qui ravage actuellement nos champs. Nous ne produisons plus à cause de cette mauvaise herbe. Le haricot, le manioc, le riz et d’autres produits agricoles sont actuellement attaqués par une maladie que nous appelons ici localement ‘KIKONDI’. C’est une maladie qui noircit les plantes et empêche leur croissance. Les bananiers sont également attaqués par une maladie qui attaque d’abord ses feuilles. Une fois attaquée par cette maladie, la plante arrête la croissance et ne peut plus produire. Avec ce que nous venons de suivre ici avec la LOFEPACO, nous espérons déjà à un avenir meilleur » a dit avec sourire aux lèvres, monsieur Muhindo Musanzi Ezabotho, l’un des participants. Signalons qu’après avoir relevé une gamme des préoccupations quotidiennes des agriculteurs, s’en est suivie l’étape d’identification des thématiques et questions de recherche-action issues des problèmes traitables. Les agriculteurs ont manifesté leur adhésion en mentionnant leurs noms sur différentes préoccupations desquelles découleront les thématiques de recherche. Notons-le, le site de Ighaviro sera installé après ceux de Kyatsaba, Bingo et Mandimba où les expérimentations sont en cours et cela depuis l’année 2022.

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Atelier sur les modèles de leadership féminin organisé par la PAFO: la LOFEPACO et la CONAPAC participent à cet atelier à Kigali

Clôture ce Vendredi 22 Novembre 2024 d’un atelier sur le Programme Femme Leaders organisé par l’Organisation Panafricaine des Agriculteurs (PAFO) à Kigali. Cet atelier rassemble des femmes leaders d’Afrique et d’Allemagne, pour renforcer leur rôle dans le leadership agricole, le plaidoyer et la gestion des ressources. Soutenu par Andreas Hermes Akademie (AHA) et l’Association Allemande des Femmes Rurales, ce programme unique vise à former des modèles de leadership féminin dans le secteur agricole et à surmonter les défis auxquels font face les femmes agricultrices de l’Afrique en particulier et du monde entier en général. Du 18 au 22 Novembre 2024, les femmes leaders de l’Afrique et celles de l’Allemagne ont pris part à cet atelier. La République Démocratique du Congo (RDC) était représentée ici par Kavira Kapitula Espérance et Espérance Nzuzi, respectivement Présidentes des Conseils d’Administration de la LOFEPACO (Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo) et de la CONAPAC (Confédération Nationale des Producteurs Agricoles du Congo). Cet atelier vise à offrir aux femmes dirigeantes des espaces leur permettant de partager leurs expériences et de renforcer leurs capacités afin que davantage de femmes fortes occupent des postes de direction. Spécifiquement, ces échanges cherchent à établir des réseaux et de relations entre les femmes aux niveaux international (Allemagne – pays partenaire africain), régional et national. Cinq jours durant, les participantes ont suivi plusieurs enseignements axés notamment sur : les tâches et responsabilités des leaders, les techniques d’argumentation et de présentation, la gestion du temps, comment amener le changement au sein d’une organisation et le triangle magique, la gestion des conflits, la facilitation d’une réunion, comment coexister avec d’autres leaders ?; tout cela dans l’objectif de renforcer leurs capacités afin que celles-ci occupent des postes de direction et de commande au sein des organisations. Il faut noter qu’u cours de cet atelier, des travaux en carrefours ont également été au menu. Les participantes se sont dit très satisfaite de la bonne matière apprise et du bon déroulement de cette session d’échange.

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Échanges d’expériences et de savoir-faire entre les jeunes agriculteurs et éleveurs de Mubana et Kipese, bénéficiaires du projet financé par la Fondation COLLIBRI : La LOFEPACO salut l’engagement des jeunes bénéficiaires

Dans le cadre de la capitalisation des acquis du projet « Promotion des droits économiques des jeunes agriculteurs et éleveurs en territoire de Lubero », la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo (LOFEPACO) a organisé des visites d’échanges d’expériences et de savoir-faire entre les jeunes bénéficiaires dudit projet. Cette activité qui a réuni au-moins 40 jeunes venus de Mubana et Kipese, deux zones d’intervention de ce projet financé par la fondation COLLIBRI, s’est tenue à Kipese en date du 9 Octobre 2024. C’est la salle communautaire de Kipese qui a servi de cadre pour le bon déroulement des activités y relatives. Dans ses mots d’ouverture, le fonctionnaire délégué de la commune rurale de Kipese, Paluku Kangitsi, a vivement salué les efforts de la LOFEPACO et son partenaire, la Fondation COLLIBRI qui se donnent du jour au jour pour encadrer la jeunesse de sa juridiction. « C’est une joie pour moi de voir la LOFEPACO penser à la jeunesse de notre contrée. Avec ce projet financé par la fondation COLLIBRI, vraiment nous témoignons que cela a changé la vie des jeunes de Kipese et amélioré leurs conditions de vie. Avec ces échanges d’expérience entre les jeunes de Mubana et ceux de Kipese, nous espérons que cela va encore renforcer leur connaissance en agriculture et élevage. C’est vraiment quelque chose de bon que nous reconnaissons de la LOFEPACO. Que vive notre jeunesse, que vivent la LOFEPACO et la fondation COLLIBRI, notre commune sera développée avec l’appui de chacun de nous » a dit l’autorité locale, Paluku Kangitsi. Lors de ces échanges, les participants ont visité de champs de pomme de terre ainsi que des clapiers. Au cours de la descente sur terrain, les questions posées aux bénéficiaires ont tourné autour de différentes techniques appliquées pour la culture de pomme de terre et l’élevage de lapin ; mais également des avantages reçus de ces activités. Des questions en focus groupes ont également été débattues par les jeunes de deux sites où se déroule le projet.  Au cours de ces échanges, les représentants des bénéficiaires du projet « Promotion des droits économiques des jeunes agriculteurs et éleveurs en Territoire de Lubero », le partenaire de mise en œuvre de ce projet (LOFEPACO), les autorités locales ont abordé plusieurs points en rapport avec la culture de la pomme de terre, du café et l’élevage du lapin. Esdras Kambale Katsiwa, un jeune de Kipese, pensionné de l’élevage du lapin et agriculteur de la pomme de terre, salut a juste valeur l’organisation de cette activité. Tout en témoignant positivement de l’apport du projet, celui-ci fait savoir que ces échanges leur ont permis d’acquérir encore plus sur le projet « Promotion des droits économiques des jeunes agriculteurs et éleveurs en territoire de Lubero » : « A travers ces échanges organisés par la LOFEPACO et son partenaire Fondation COLLIBRI, je viens d’acquérir plusieurs idées concernant l’agriculture du café. On vient de nous apprendre qu’avant de planter le café, il faut d’abord vous rassurer de votre champ, voir s’il remplit toutes les conditions c’est-à-dire, voir s’il y a de l’engrais ; On vient de nous montrer les différentes étapes à suivre pour planter le cafs. Vraiment ces échanges sont totalement riches pour nous » ; a fait savoir ce participant. Kahambu Minda Ya Kera Gentille, point focal du projet a fait savoir que ces échanges d’expérience visent à renforcer les capacités des acteurs clés dans le développement de la filière pomme de terre, café et lapin à Mubana et Kipese ; et qu’ils permettront le partage des expériences, les acquis, les connaissances et les résultats obtenus par les jeunes agro-éleveurs de ces deux sites en plus des expériences et résultats dans la conduite et la gestion des associations villageoises d’épargne et de crédit.

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Semaine du Manioc organisée à Muhanga par le syndicat Ingabo: la LOFEPACO a participé aux activités

Clôture Vendredi 25 Octobre dernier des activités de la semaine du manioc organisée à Muhanga par le Syndicat Ingabo dans le cadre du projet FO4ACP, en collaboration avec l’EAFF (Eastern Africa Farmers Federation). Les cérémonies y relatives se déroulent dans les enceintes de l’hôtel Lucerna dans le district de Muhanga c’est dans la province du Sud au Rwanda. Démarré depuis Mercredi 23 jusqu’au 25 octobre, soit trois jours durant, cette activité a été organisée dans le but de promouvoir un modèle de la chaîne de valeur du manioc constituant un système alimentaire de base dans plusieurs pays Africains et s’est déroulée sous le thème : « Exploiter les opportunités disponibles pour améliorer la contribution de la chaîne de valeur du manioc aux systèmes alimentaires durables ». Au cours de cette activité dite « Semaine du manioc », les participants à cette session, essentiellement des chercheurs sur les innovations, ont échangé des expériences et mené des discussions sur les systèmes semenciers et les stratégies d’augmentation de la production de manioc. Ces derniers ont exploré comment le manioc peut plus contribuer aux systèmes alimentaires durables et améliorer de subsistance des agriculteurs à travers le monde. Il faut le dire, la semaine du manioc rassemble les principaux acteurs du secteur agricole pour évaluer collectivement l’état actuel de l’industrie et élaborer des recommandations concrètes pour soutenir l’agriculture qui reste l’épine dorsale de l’économie du pays. Cet évènement a été organisé par le syndicat des agriculteurs INGABO à travers le projet FO4ACP, en collaboration avec l’EAFF et d’autres partenaires du projet, notamment la LOFEPACO. Notons que dans le cadre de ce projet, la LOFEPACO encadre 275 agro-commerçants réunis à travers 11 structures, dont la plupart sont à caractère coopératif, œuvrant en Territoires de Beni et de Lubero au Nord-Kivu. Cette valeur nutritionnelle élevée du manioc Le manioc est plus qu’un aliment de base riche en calories. C’est un aliment polyvalent qui peut être transformé en farine, en frites ou en amidon, fournissant des glucides, des fibres, des vitamines et des minéraux essentiels à des millions de personnes à travers l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine. Avec un bon enrichissement, les produits du manioc peuvent également remédier aux carences en micronutriments, telles que le fer et la vitamine A, contribuant ainsi à la santé et au bien-être des populations vulnérables. Le manioc, un moteur de croissance économique Le rôle du manioc s’étend au-delà de l’alimentation des personnes ; il alimente les économies. Qu’il s’agisse de petits exploitants agricoles ou de transformateurs à grande échelle, le manioc est une culture génératrice de revenus qui peut transformer les moyens de subsistance. Ses sous-produits sont utilisés dans la production d’aliments pour animaux, de biocarburants et de produits industriels, créant de nouvelles opportunités de marché. En investissant dans les chaînes de valeur du manioc, les pays peuvent non seulement réduire la faim, mais aussi stimuler l’économie rurale, réduire la pauvreté et créer des emplois. Le manioc, une souveraineté alimentaire et autonomisation locale La promotion du manioc en tant qu’aliment de base renforce la souveraineté alimentaire ; le droit des citoyens à définir leurs propres systèmes alimentaires. Dans les régions où le manioc est autochtone, comme l’Afrique subsaharienne, il représente plus que la simple subsistance; il est un symbole du patrimoine culturel et de l’autonomie. En exploitant les connaissances locales et en soutenant la production de manioc, les communautés peuvent réduire leur dépendance à l’égard des céréales importées, renforçant ainsi leur résilience aux fluctuations du marché alimentaire mondial.

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Célébration de la Journée internationale de la femme rurale et de la Journée mondiale de l’alimentation : la femme joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire (LOFEPACO)

Le 15 et le 16 Octobre de chaque année, le monde célèbre respectivement la journée réservée à la femme rurale et celle de l’alimentation. La Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo, LOFEPACO, une Organisation, qui accompagne la femme rurale dans la production agricole en quantité et en qualité, a commémoré ces deux journées avec ses membres de différents sites et plus spécifiquement dans 3 bassins de production, à savoir Kyatsaba, Mutwanga et Kyatenga, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. Pour la journée du 15 octobre, les femmes ont été édifiées avec le thème « Valoriser les actrices essentielles du développement agricole » et pour celle du 16 octobre, c’était autour du thème « le droit aux aliments au service d’une vie et d’un avenir meilleurs » Devant plusieurs femmes agricultrices du territoire de Beni, Kavira Kapitula Espérance, Présidente du Conseil d’Administration de la LOFEPACO, a longuement parlé du rôle de la femme rurale au sein de la communauté tout en demandant à cette femme de ne pas baisser les bras et d’aller de l’avant pour l’amélioration de son quotidien basé sur l’agriculture. « Nous devons savoir que nous sommes des nourricières du monde entier, c’est un grand rôle que nous jouons, nous femmes rurales. » Elle ajoute à disant: « Ne baissons pas les bras, allons de l’avant avec nos activités agricoles pour sauver l’humanité contre l’insécurité alimentaire. Sans la femme rurale, il n’y aurait pas de nourritures et le taux de mal-nourris serait tellement à la hausse » a dit Kavira Kapitula Espérance devant les femmes du Territoire de Beni, venues pour participer aux activités de deux journées.  Femmes agricultrices : au cœur des inégalités Au cours de la célébration de la journée internationale de la femme rurale et de la journée de l’alimentation, les participantes ont émis le regret de voir que les femmes en particulier, productrices sont confrontées aux inégalités et font face à de nombreux obstacles sociaux, économiques et politiques. Les prix de leurs productions sont faibles, elles ont des difficultés d’accès à la terre, au crédit, aux intrants agricoles, au marché de leurs produits, aux techniques et aux services d’éducation, se désolent les femmes rurales, qui indiquent que cela serait également à la base de quelques cas de mal-nourris qui s’enregistrent dans la zone. Femmes agricultrices : la clé de la solution Alors que les chiffres de la faim dans le monde sont en augmentation et que 1 personne sur 9 est sous-alimentée selon le rapport de FAO, les femmes ont un rôle crucial à jouer. En effet, la FAO estime que si les femmes avaient autant accès aux ressources et aux opportunités que les hommes, elles pourraient augmenter leur production de 30 %, ce qui pourrait permettre de réduire le nombre de personnes souffrant de la faim de plus de 150 millions. En cette journée internationale et mondiale de la femme rurale et celle de l’alimentation, la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo, LOFPEACO, appelle les humanitaires ainsi que le gouvernement congolais à se battre et à tout mettre en place pour mettre la femme rurale dans son bain afin de lutter contre l’insécurité alimentaire dans les pays du Sud, favoriser le développement de l’agroécologie paysanne et flécher une majorité des financements vers la réduction des inégalités femmes-hommes.

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Butembo : la LOFEPACO constate que l’insécurité dans l’Est ‘‘vulnérabilise la femme rurale et déstabilise le prix des denrées vivrières’’

L’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo continue d’empêcher la femme rurale de donner facilement sa contribution à la production agricole. Plusieurs zones d’exploitation sont déjà abandonnées par cette cultivatrice. Une situation qui la rend vulnérable et déstabilise le prix des denrées vivrières, selon la Ligue des organisations des femmes paysannes du Congo (LOFEPACO). RADIOMOTO.NET est allé aborder cette structure au sujet de l’impact de la situation sécuritaire sur le travail de la femme rurale, ce 15 octobre 2024, une journée lui dédier. Selon la secrétaire exécutive de la LOFEPACO, l’intervention de la femme rurale dans la production agricole est confrontée à l’activisme des forces négatives. La femme rurale a peur des massacres, du viol, du kidnapping. Elle, qui devrait camper dans son champ en des périodes culturales, est obligée d’être nomade lorsque son champ est insécurisé, se désole Zawadi Vihumbira Kahindo. Pendant ce temps, fait-elle constater, ce sont les cultures qui se détériorent faute d’entretien ou sont même volés. Ce qui ne permet pas que la femme rurale donne le meilleur d’elle-même. Dans son nomadisme, elle tente de servir le panier de la ménagère. Mais, l’inflation de prix des denrées alimentaires à cause de leur rareté et la faible production fait, encore, peiner la communauté, explique Zawadi Vihumbira Kahindo. “Si vous allez au marché aujourd’hui, vous allez constater que le prix alimentaire a sensiblement augmenté. Je donne l’exemple du riz, comme la LOFEPACO accompagne les riziculteurs en territoire de Beni. Bien avant, on faisait le bassin d’Isale-Graben. Mais aujourd’hui, ça fait presque deux ans, ce bassin a été abandonné. Ça fait 2 ou 3 ans que le prix du riz est à la moyenne de 1$, même au-delà. Le riz importé est tellement moins couté que celui que nous produisons localement. Cela s’explique par le fait que les zones où il y avait des grandes productions sont aujourd’hui sous le contrôle des rebelles et l’accès n’est pas facile dans ces zones”, a-t-elle fait remarquer. La LOFEPACO rassure, toutefois, qu’elle continue de mener des plaidoyers afin que la femme rurale soit remise dans les conditions de travail idéales. C’est dans ce cadre que la secrétaire exécutive de cette organisation invite les autorités à rétablir la paix à l’Est de la RDC. Il convient de noter que la femme rurale est cette femme qui vit dans le milieu rural avec comme activité principale : l’agriculture. Avec la Rédaction de la RMBB/Butembo

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