
La Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo, LOFEPACO, a mis autour d’une même table les agriculteurs de la localité de Ighaviro dans le Groupement de Basongora en Secteur de Ruwenzori dans le Territoire de Beni au Nord-Kivu. Tout s’est déroulé dans la salle de réunion du temple de la Communauté Evangélique au Centre de l’Afrique CECA 20 Ighaviro.
Là-bas, les agriculteurs, une vingtaine ont tout d’abord été informés sur l’objectif du projet d’Innovation participative des pratiques agro-écologiques dans le Nord-Kivu, qui prône l’approche Recherche-action entre les agriculteurs, les animateurs et les chercheurs pour mener des actions à partir des préoccupations de la base.
KASEREKA MUHONGYA Berekia, agronome superviseur au sein de la LOFEPACO, a montré aux agriculteurs que plusieurs actions, notamment l’animation des réunions ainsi que l’analyse de la situation sur les systèmes culturaux et le système de production dans les exploitations des agriculteurs, sont envisagées dans le but de trouver solution aux différents problèmes liés à ces systèmes et les interactions entre les composantes de ces systèmes afin d’améliorer cette situation par les agriculteurs eux-mêmes avec l’appui des partenaires.
Dans son speech, KAVIRA KAPITULA Espérance, Présidente du Conseil d’Administration de la LOFEPACO, a exhorté les participants d’être attentifs et de s’approprier les activités qui seront exécutées dans le cadre de ce projet FORI pour qu’ensemble on trouve solution aux problèmes qui menacent le secteur agricole dans cette partie du Territoire de Beni.
« Je vous invite donc à bien saisir cette opportunité pour que nous puissions ensemble trouver des voies qui nous permettront de faire face aux problèmes que nous rencontrons dans l’exercice de notre travail. L’Union Européenne et d’autres partenaires comme AGRICORD, l’ACP et le CSA ont accepté de nous accompagner car ils ont vu que les agriculteurs font face à plusieurs défis. Et comme ils se sont engagés à nous emboiter le pas, nous devons aussi manifester un courage pour qu’ils constatent que réellement c’était notre besoin. Nous comme LOFEPACO, nous allons mettre à votre disposition des agronomes pour qu’ensemble nous puissions relever les problèmes que nous traversons et nous allons voir comment y faire face. Soyons donc prêts à fournir d’effort et à la fin nous espérons que nous aurons trouvé ensemble des solutions sur les problèmes agricoles que nous allons évoquer ici même » ; a dit Espérance KAPITULA, Présidente du Conseil d’Administration de la LOFEPACO.
Ces impressions des agriculteurs
Très satisfaits, les agriculteurs, participant à ces assises ont vivement remercié la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo (LOFEPACO) pour avoir pensé à leur entité qui fait face à plusieurs défis culturaux. Ils comptent s’approprier le projet, qui selon eux, est une bonne opportunité qui leur permettra de connaitre et d’appliquer les différentes techniques agricoles afin de maximiser la production agricole.
« Notre zone est secouée par plusieurs problèmes agricoles. Tout d’abord le striga qui ravage actuellement nos champs. Nous ne produisons plus à cause de cette mauvaise herbe. Le haricot, le manioc, le riz et d’autres produits agricoles sont actuellement attaqués par une maladie que nous appelons ici localement ‘KIKONDI’. C’est une maladie qui noircit les plantes et empêche leur croissance. Les bananiers sont également attaqués par une maladie qui attaque d’abord ses feuilles. Une fois attaquée par cette maladie, la plante arrête la croissance et ne peut plus produire. Avec ce que nous venons de suivre ici avec la LOFEPACO, nous espérons déjà à un avenir meilleur » a dit avec sourire aux lèvres, monsieur Muhindo Musanzi Ezabotho, l’un des participants.
Signalons qu’après avoir relevé une gamme des préoccupations quotidiennes des agriculteurs, s’en est suivie l’étape d’identification des thématiques et questions de recherche-action issues des problèmes traitables. Les agriculteurs ont manifesté leur adhésion en mentionnant leurs noms sur différentes préoccupations desquelles découleront les thématiques de recherche. Notons-le, le site de Ighaviro sera installé après ceux de Kyatsaba, Bingo et Mandimba où les expérimentations sont en cours et cela depuis l’année 2022.