La Commune Rurale d’Oïcha, alors chef-lieu du territoire de Beni au Nord-Kivu (Est de la Rd-Congo) a vibré ce 15 Octobre 2025 au rythme des Journées Internationales de la Femme Rurale et de l’Alimentation, célébrées respectivement le 15 et le 16 Octobre de chaque année. Pour cette année 2025, la Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo LOFEPACO, cheffe de file de la filière riz et l’Unité de Coordination du Projet d’Appui au Secteur Agricole du Nord-Kivu (PASA-NK), UCP, ont réuni les rizicultrices et riziculteurs de la commune d’Oïcha pour réfléchir ensemble sur les conditions de vie que traverse actuellement la femme rurale du territoire de Beni.
Cette activité, qui a connu la participation de plusieurs femmes venues de différentes OP du bassin de production de Beni-Mavivi, a débuté par une caravane, symbole de joie et de reconnaissance envers ces protectrices de la terre. Après, s’en est suivie une méditation biblique qui s’est déroulée dans la salle de réunion de la maison Haojin se trouvant au centre de la commune d’Oïcha avant des échanges participatifs qui ont mis autour d’une même table les délégués de la LOFEPACO, ceux de l’UCP du PASA-NK, les autorités territoriales et communales d’Oïcha ainsi que les femmes rurales, productrices du riz et autres produits vivriers sous les thèmes : « Les femmes rurales soutiennent la nature pour notre avenir collectif : Renforcer la résilience climatique, conserver la biodiversité et prendre soin de la terre en vue d’atteindre l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles », « Agir ensemble pour un avenir durable et sans faim.»
Les discussions autour de ces thèmes ont permis de mettre en avant le rôle central des femmes rurales dans la sécurité alimentaire, la lutte contre le changement climatique et le développement durable. Madame Zawadi Vihumbira Kahindo, Secrétaire Exécutive de la LOFEPACO, a fait savoir que cette célébration s’inscrit dans la continuité des efforts du PASA-NK pour valoriser et autonomiser les femmes rurales, véritables piliers du développement local ; et à indiquer que cette journée de la femme rurale a été instituée par les Nations Unies, pour rendre hommage à la contribution inestimable des femmes rurales au développement agricole et à la vie économique des communautés.
PALUKU NZUKI SIKUMBILI, chef de bureau du territoire de Beni, qui, au nom de l’administrateur militaire du territoire de Beni a ouvert officiellement l’activité, a reconnu l’importance de la femme au sein de la communauté. « Les femmes sont responsables de plus de la moitié de la production alimentaire mondiale, tout en étant aussi les gardiennes de l’environnement et de la biodiversité » a-t-il dit. C’est ainsi qu’il a appelé les femmes à prendre du courage pour sauver les vies humaines tout en leur offrant un aliment de qualité et protéger l’environnement.
Romain Kyalire, alors coordonnateur ai du Projet d’Appui au Secteur Agricole du Nord-Kivu (PASA-NK), est revenu sur les mobiles de l’organisation de cette activité à Oïcha ; qui n’est autre que de redonner un sourire aux femmes agricultrices (rizicultrices) de la région qui traversent un moment difficile suite à l’insécurité qui s’observe dans la zone. Dans son discours, Romain Kyalire est tout d’abord revenu sur l’historique de la journée internationale de la femme rurale, avant d’exhorter les participants à prier pour le retour de la paix mais également pour les activités de l’agriculture. Tout en louant les efforts fournis par les femmes rurale, il a indiqué que « le monde des femmes rurales est un monde dans le monde ; un monde qui nourrit tout le monde et qui a besoin de tout le monde. » Il ajoute en disant : « Chaque jour nous mangeons, mais pensons-nous à celle qui cultive, qui sème, qui veille sur la terre comme sur un enfant fragile ? » Par ces mots, le coordonnateur ai du projet PASA NK cherche à montrer aux femmes la place et utilité qu’elles occupent au sein de la communauté.
Les participants ont vivement remercié la LOFEPACO et son partenaire du PASA NK pour ce soutien leur accordé. Il faut savoir qu’à travers le projet PASA NK, les femmes ont appris à faire face et à s’adapter aux changements climatiques, en pratiquant une agriculture durable en harmonie avec la nature, en adoptant des semences résistantes, en employant des techniques et méthodes de restauration et gestion biologiques du sol.